76tvutbg

Parce que le sexe vend, et qu’on ose pas faire plus qu’effleurer le sujet, comme quand ton amie s’achète des Crocs et que tu sais pas comment lui dire que ça ne sera pas possible, je m’aventure en terrain glissant (la pognes-tu?) et je parle du point G.

 

Selon Wikipédia, c’est une zone HYPOTHÉTIQUE de l’appareil reproducteur féminin.

Le problème c’est que le mot « hypothétique » en arrange visiblement plusieurs. Parce que ça donne une bonne raison de ne pas demander c’est où. Personne n’oserait demander où se trouve la porte du monde de Narnia. Ça aurait l’air cave. Je le sais, je suis barrée de la section PAX chez IKEA.

 

Même quand j’ai tapé « Point G » dans Google, ça a mis une éternité à trouver. Comme si l’Internet était comme « Wooooooo, je pensais que c’était HYPOTHÉTIQUE ça… »

 

Donc comme Google ne coopère pas et que l’article de Wikipédia est de toute évidence un outil de propagande anti plaisir féminin, probablement commandé par l’État islamique, en collaboration avec le tata qui chill au Parc Émilie-Gamelin avec sa pancarte anti avortement, j’ai entrepris de sonder mes amies, à savoir combien de leurs partenaires avaient touché au Saint Graal.

 

Leurs réponses m’ont fait perdre foi en l’humanité.

 

On parle en général de moins de quinze pourcent qui auraient « trouvé Carmen Sandiego ».

Le pourcentage augmente un peu si on compte ceux qui ont de toute évidence pas fait exprès.

 

Sauf que si les gars (j’exclus les filles ici, pour des raisons évidentes, non pas par hétérocentrisme) ne demandent pas leur chemin, on est souvent pas plus foutues de leur donner. Comme si on était dans une chicane de char et qu’on se disait en boudant « si t’es pas game de le demander, c’est que tu mérites pas de le savoir. » On garde le secret pour nous dans l’attente du prince qui viendra nous délivrer de notre léthargie sexuelle.

 

Dans mon livre à moi, un gars qui connaît tes cavités comme le fond de sa poche, ça bat n’importe quel épais qui viendrait te chanter une chanson dans l’avion quand tu t’apprêtes à déménager à l’autre bout du monde. Qu’il ressemble à Ryan Gosling ou pas.

 

Voici donc un beau schéma pour qu’il n’y ait plus de confusion. Pour le point G masculin, on sait c’est où, c’est juste pas tout le monde qui a envie de s’aventurer là, de peur de se prendre un coup de nunchaku dans face (j’ai un faible pour les gars qui maîtrisent les arts martiaux).

 

Capture d’écran 2015-06-18 à 22.58.45

 

Aussi malsain que ça puisse paraître, j’ai appris l’emplacement du point G par mon prof de morale au secondaire. D’ailleurs il est toujours en prison (JOKE). Il a mimé ça avec son doigt devant toute la classe, parce que, n’étant pas cave, il s’est dit que s’il pouvait, en tant que prof de morale, faire du bien à l’humanité, c’était sans doute la seule façon.

Après on se demande pourquoi personne voulait être en catéchèse.

 

À l’ère du partage de l’information, c’est malheureux qu’on soit plus aptes à s’envoyer des vidéos de chats qui font du surf que des hints sur nos sweet spots respectifs.

Il me semble que si on se touchait tous à la bonne place, on serait heureux, et pis y’aurait plus de guerres et la vie serait belle. Loin de moi l’idée d’insinuer que je viens de trouver le secret de la paix dans le monde mais tsé…

 

Et puis si mon dentiste trouve ça parfaitement acceptable de me conseiller de me masturber avant de me coucher pour aider à contrôler mon problème de grincement de dents nocturne, je peux pas croire qu’on est pas à l’aise de dire à la personne qui est nue devant (ou derrière) nous: t’es dans le champ mon lapin, fais demi-tour et bifurque à gauche.

 

Voilà. Si t’as pas déjà les doigts en dedans de ta blonde, c’est que j’ai échoué ma mission divine et je ne peux plus rien pour toi.

 

P.S. J’aurais pu parler du « deep spot », et tu te serais dit « bon, une autre affaire ! », mais je vais te laisser chercher ça dans Google. J’estime que j’ai fait ma part.

 


11759579_10152841431120378_1464747468_nÀ propos de l’auteure :
Iris a quitté le ghetto sur-privilégié de Tremblant quand son rêve de vivre de son groupe de punk féminin s’est éteint. Maintenant costumière, on pense que sa job est glamour, mais ses principales tâches sont de sentir les aisselles de chemises des comédiens, manger dans son char et s’engueuler avec les caissières chez La Baie. Elle apprécie le tricot, le whisky et faire des blagues vulgaires à des inconnus. Incapable de mentir, ne lui demandez jamais si votre pantalon vous fait un gros cul, surtout si vous avez un gros cul.

D'autres beaux textes à lire aussi...