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On se demande probablement tous à un moment donné si on est normaux. S’il n’y a pas quelque chose qui cloche qui fait que bin, on a un problème. La première fois que je me suis demandé si j’étais normale, c’est quand je n’avais pas de Tamagotchi en deuxième année. La belle époque.

Je me suis posé à quelques reprises, LA question.

 

Est-ce que je suis normalement constituée, c’est quoi mon problème sti qui fait que ça fait 4 ans que je suis une SINGLE LADY? Beyoncé, one love.

 

Tu te poses cette question-là, jusqu’à temps qu’un épais te la pose, de façon sérieuse entre deux gorgées de bière qu’il ne t’a même pas payée. Criss de cheap. (Je tiens à préciser que c’est une blague, tsé… Il ne faudrait pas que j’aille l’air anti-féministe, on apprend tout juste à se connaître vous et moi. Je vous jure que lorsque l’addition arrive je sors ma VISA, question d’avoir l’air très indépendante. Ah les apparences.)

 

L’épais cheap : « 4 ans célibataire, woh! Fake dans le fond, tu dois avoir un problème? »

Moi (dans ma tête, parce que sur le coup j’étais comme gentille) : « Je fais juste tomber sur des étrons comme toi, pis ça c’est un gros problème. »

 

Ben là, je vous jure que j’ai eu une révélation. Non, je n’ai pas UN problème. J’ai des problèmes, des insécurités, des questionnements comme tout le monde. Je ne suis pas du prêt-à-dater parfaitement, sorry not sorry. Je n’ai pas UN problème qui fait que je suis célibataire pis que j’ai aimé qu’une seule fois dans ma vie (Coucou Oli). On recherche pas toutes à se caser puis vivre un happy ever after story à tout prix. C’est pas une question d’être difficile non plus.

Je dois avouer par contre que souvent, quand je regarde des émissions cute dans mon pyj dépareillé avec à mes côtés un restant de grilled cheese que je me suis fait en rentrant à 4h du mat, je me dis que ce serait le fun d’avoir un chum qui me dit que je suis belle pis qui sort mes poubelles sans chialer. Mais quand je regarde les gens à l’entour de moi qui sont dans des semi-relations, fréquentations whatever, je me dis que je suis vraiment mieux célibataire. Y’a pas d’ambiguïtés. On va se le dire, ces histoires-là, ça finit jamais bien.

 

Un jour j’étais un peu frustrée et j’ai dit à un bel homme barbu : « Dude, vous, les gars (on vous met tous dans le même panier tsé), c’est correct vous pouvez être célibataires à 40 ans, pis c’est pas grave! Mais nous, si on est célibataires depuis longtemps ben on doit avoir un problème! » (Je n’avais pas de crazy eyes, promis.)

Gars cute barbu : « J’pense pas que ce soit vrai. Si t’es bien célibataire, que t’es bien entourée puis que tu mènes ta vie comme tu le veux, les gens à l’entour vont se dire “Ben ‘est heureuse cette fille-là”, pis c’est comme ça que tu devrais voir la vie. »

 

Ben là, ce gars m’a rassurée sur vous les gars, vous n’êtes pas tous des épais cheap.

Que ce soit clair, je ne rêve pas de rester célibataire jusqu’à la fin de mes jours. J’ai aimé ça aimer. (J’ai moins aimé vivre ma peine d’amour en regardant Chambres en ville dans le sous-sol de mes parents à Laval.)

Je pense que ça va m’arriver un jour, mais ce ne sera pas une semi-relation, parce que j’ai ben trop de fun en ce moment pour me faire chier.

 


mp01À propos de l’auteure :
Bien que master en binge watching bien avant l’arrivée de Netflix, elle est le genre d’amie qui remplit votre calendrier d’événements Facebook accompagnés de photos louches de Miley Cyrus et qui fait vibrer votre iPhone dans les moments les moins opportuns. Foodie assumée, elle est un peu la maman du groupe, avec l’attitude un tantinet control freak qui vient avec. Sur le point d’enfin terminer ses études en communications, blogueuse à ses heures, elle espère un jour passer au petit écran pour vous parler de son love pour ………………………Montréal et interviewer les plus grands.

Photo : flossyflotsam

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