bestfriends

Tantôt, je me suis fait une surprise à moi-même.

J’ai fait cuire du spaghetti et j’ai pensé à en faire un petit peu plus. J’ai mangé ma portion, j’ai laissé le reste sur la cuisinière, et je suis partie travailler. À mon retour du travail, j’étais comme, MMM QUELLE BONNE ODEUR DE SPAGHETTI, OH WOW UNE PORTION JUSTE POUR MOI, JE SUIS DONC BEN FINE, A+, JE SUIS COMME MA PROPRE MÈRE.

Je suis comme ma propre mère. J’ai vraiment pensé ça, tsé, quand tu habites toute seule, c’est le genre de chose qui te traverse l’esprit, mais en fait, ça m’a surtout fait penser à quelque chose d’important qu’une personne importante m’a un jour dit. Comme un genre de conseil de vie. Vu que je suis fine, j’ai pensé le partager avec vous. Le conseil de vie, c’est:

SOIS TA PROPRE MEILLEURE AMIE.

Voilà. Être sa propre meilleure amie, ça veut dire se faire des lunchs le fun. Ça veut dire s’acheter une petite récompense comme un biscuit aux épices du Tim Hortons quand on a fini un examen vraiment dur. Ça veut dire se payer un taxi après une grosse soirée de travail. Mais ce que ça veut surtout dire, c’est que ça se passe dans ta tête. Il faut penser comme une meilleure amie. Pour les gens négatifs comme moi (ALLO!) c’est un conseil vraiment utile. Parce que ça veut dire qu’à chaque fois que tu penses ÇA VA DONC BEN MAL JE SUIS DONC BEN POCHE J’AI RATÉ MA VIE ETC ETC.

Tu dois te dire: qu’est-ce que ma meilleure amie me répondrait?

Moi je le sais ce qu’elle te dirait. Elle te dirait: «ben non, c’est pas vrai tout ça, t’es pas poche, ça va bien, t’as pas raté ta vie. Tu as accompli plein de bonnes choses, t’as de quoi être fière, hey, check, par exemple, ça _________________.»

C’est ça, être sa propre meilleure amie/mère/coloc. Parce que si tu ne le fais pas, qui va le faire? C’est ça. Personne. Oui, ça sonne comme de la psycho-pop de roman trouvé au Village des Valeurs. Mais dans le fond, c’est comme un truc pour entraîner ton cerveau à penser positivement. Et ça marche pas pire.

Ça peut être vraiment pratique d’être sa propre meilleure amie. Et ça marche pas juste pour l’encouragement et la positivité. Ça marche très bien pour les gens comme moi qui ont le cerveau qui s’emballe et qui oublie d’analyser correctement les situations émotives (ALLO!). En gros, c’est une forme de mentalisation. La mentalisation, c’est du therapy-talk qui veut dire «la capacité à comprendre les états mentaux, les siens et ceux des autres, qui sous-tendent les comportements», ça veut dire que tu procèdes à la «régulation des affects et les relations interpersonnelles»… Ç’a un peu rapport avec l’empathie, mais ça veut pas dire que la mentalisation c’est seulement pour les psychopathes pas capables de catcher que c’est MAL de tuer des gens. Des fois, quand tu es sur une vibe Marie-Sissi Labrèche (expression de mon amie Sissi) et que tu oublies de bien analyser la situation, tu peux te demander WOH, MINUTE, MAIS, QU’EST-CE QUE MA MEILLEURE AMIE ME DIRAIT? Et là ça pourrait mener à toutes sortes de réponses qui vont te permettre de mieux résonner la situation, du genre «man, je suis ta meilleure amie et je te dis de chiller parce que c’est comme ça que tu vas y voir plus clair».

Bon, je m’excuse, c’est devenu un peu psychologique. Tout ce que je voulais dire, c’est que c’est vraiment utile d’être sa propre meilleure amie.

Pis c’est vraiment bon, du restant de spaghetti.

Photo : KimQuinn

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