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Je suis allée à Burlington et c’était tellement plate que j’ai oublié de prendre des photos.

Ben non, je blague, c’était une belle journée, alors je vais vous en parler dans le cadre de notre super série de textes LES POPULAIRES EN VOYAGE (dit avec une voix de cirque). Par contre, c’est vrai que je n’ai pas pris de photos, mais c’est juste un oubli (ou c’est peut-être dû à mon manque d’enthousiasme général, Daria style).

Comme Marc-Olivier écrivait dans son article sur San Francisco, c’est sûr que c’est toujours plus impressionnant d’aller dans un pays où tu ne connais pas le drapeau, mais bon, moi je suis vraiment fan des États-Unis… Le rouge, le blanc, le bleu, les étoiles, c’est un ben beau drapeau. Et d’ailleurs, il n’y a pas de «petit» voyage. Comme disait la mère de Forrest Gump: «N’est stupide que la stupidité».

 

Ça faisait plusieurs années que je voulais aller à Burlington, surtout parce que j’entendais toujours les gens parler de la beach, donc moi aussi je voulais aller me faire bronzer sur le bord du lac Champlain: qu’est-ce que tu veux, je suis une copieuse. (Preuve: je disais que c’était Brian mon Backstreet Boy préféré, mais c’est juste parce que c’était le préféré de mon amie Julie, moi dans le fond j’aimais Howie, oui je le sais personne aime Howie, mais moi quand j’avais 10 ans j’aimais Howie, ok?).

Donc, ça faisait longtemps que je voulais tenter l’expérience d’aller à Burlington. Après tout, c’est super proche, environ deux heures de char. Même les glissades d’eau de St-Sauveur sont plus loin.

Je me suis levée à 6 heures un jeudi matin pour conduire sur une petite route de campagne laide et louche jusqu’au poste de douanes. À peine entrée sur le territoire américain, j’ai failli me faire rentrer dedans par un dix roues: les routes sont douces et ça descend vite dans les pentes. Bref, j’ai failli mourir avant d’avoir vu la beach, ce qui, à bien y penser, serait un bon titre de toune d’Eric Lapointe: Mourir avant d’avoir vu la beachhhhhh.

Je n’avais pas checké mon chemin sur Google Maps, ce qui est assez impressionnant de ma part puisque d’habitude je check Google Maps pour me rendre au dépanneur au coin de ma rue. J’ai usé de mon instinct et emprunté la sortie «Burlington». J’ai le plaisir de vous annoncer que c’était la bonne sortie, fiou. Je suis arrivée drette sur un campus universitaire de taille géante, ce qui m’a donné envie d’être dans le film American Pie, même si je suis plus du style Jawbreaker.

 

J’ai trouvé le centre-ville, qui est constitué d’une seule rue piétonne.

En gros. Si je devais résumer à quoi ressemble Burlington, je dirais que c’est comme Magog. Par contre, je sais pas s’il y a un monstre légendaire dans le lac Champlain, en tout cas moi j’en ai pas vu.

J’ai bu un latté au lait de soya parce qu’il était définitivement trop tôt pour aller à la plage. C’était pas le Névé, mais presque. Au moins, ils prenaient l’argent canadien. J’avais pas trop envie de magasiner des pashminas ou des bijoux en améthyste, alors je suis retournée dans l’auto avec l’objectif de trouver une plage. Je dis une plage, mais dans le fond, il faut dire LA plage, car il y en a juste une: North Beach (non y’a pas de South Beach, maudit, imaginez, South Beach comme à Miami c’est là que le party pognerait).

Je me suis étalée confortablement, style étoile-de-bord-de-lac.

Rapidement, j’ai eu une réalisation: toutes les plages de tous les lacs sont pareilles. Il y a toujours des dudes en bédaine qui boivent de la Bud à 11 heures du matin, il y a toujours des ados qui blastent des hits poches de radio sur une boombox, il y a toujours des enfants qui pleurent ou qui courent après les mouettes. Burlington n’était pas une exception.

 

J’étais dans un mood vraiment sage, alors j’ai seulement acheté une bouteille d’eau au petit snack-shack. Même pas de frite ou de popsicle. Je me suis félicitée mentalement. J’avais un secret: je savais que j’allais me gâter pour le souper, et pas avec n’importe quoi: avec un délicieux festin de TACO BELL, le meilleur du fast food américain. (Note: depuis mon retour de Burlington, j’ai appris que nous avons TROIS Taco Bell dans la grande région de Montréal. Mon repas perd donc des points en exotisme, mais d’un autre côté, je suis très énervée à l’idée de manger une Chalupa en sol canadien.)

Si ni le lac Champlain et ni les boutiques n’avaient jusqu’à présent mis un sourire sur mon visage, c’est en me bourrant la face de fausse bouffe mexicaine dans un mall de couleur jaunâtre que j’ai enfin connu le bonheur. Entre une bouchée de soft taco et une bouchée de quesarito, j’ai souri, les dents couvertes de fromage orange.

Deux heures plus tard, j’étais de retour chez moi, avec en prime du sable dans les gougounes et des paquets de mild salsa plein les poches.

 

Burlington, c’est peut-être pas mal comme Magog, mais c’est tout de même une aventure facile en sol américain. Alors, la prochaine fois que vous ferez votre sac pour partir au Beach Club de Pointe-Calumet, pensez-y donc à deux fois et choisissez plutôt l’option semi-exotique. Vous prendrez des photos de Burlington pour moi.

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