Cette année, j’ai passé mes deux semaines de vacances de Noël chez mes parents en Gaspésie. Deux semaines à dormir dans ma chambre d’adolescente, à écouter la télévision – j’ai pas ça à Mourial – et à manger.

Bon, c’est certain que c’était Noël, et que manger, c’était mon activité principale. Mais en dehors de la dinde et du cipâte réchauffé, j’ai réalisé que je mangeais des affaires que je mange JAMAIS à part en Gaspésie.

Ces affaires-là sont loin de figurer dans le palmarès de la haute gastronomie. Quand j’ai quitté la maison pour aller en appartement, j’ai automatiquement éliminé ça de ma liste d’épicerie soit parce que :

1- C’est généralement pas top pour la santé;

2- Ça coûte cher;

3- Pour certains, j’ai découvert des alternatives vraiment meilleures.

Mais malgré mon snobisme alimentaire, ma mère possède un radar qui sait exactement ce qu’on a envie de manger, même si on veut pas se l’avouer. Donc, quand j’arrive à la maison après mon dix heures de route, mon premier réflexe après avoir salué mes parents et flatté le chat, c’est de jeter un coup d’oeil au contenu du frigo. Et à chaque fois, je repère un de ces aliments que je croyais à jamais banni de mon existence et que je finis par manger non-stop jusqu’à mon départ.

Le fromage Velveeta

Vraiment, j’adore le fromage. Dans mon Hochelaga d’adoption, mon activité préférée, c’est d’aller chez Arhoma et d’essayer plein de nouveaux fromages du Québec. Miam.

Mais là, je vais probablement faire pleurer tous les artisans fromagers de la Terre, mais quand j’ouvre le frigo de mes parents, je peux pas m’empêcher de zieuter la fameuse boîte rectangulaire jaune et rouge du fromage Velveeta. À l’intérieur, dans un sac en plastique impossible à ouvrir, le fameux bloc orangé, spongieux et plein de petites bulles n’attend qu’à être découpé en fine tranche et déposé délicatement sur un muffin anglais grillé et nappé de beurre. Et pour une touche fancy, garnir d’une couche de votre confiture favorite. Un pur délice gastronomique (désolé Pied de vent et 1608 de Charlevoix).

Les Cretons Gaspésien

À côté du fromage, il y a généralement le pot de Cretons Gaspésien. Tous Gaspésiens et Gaspésiennes qui se respectent ne jurent que par ce creton-là. N’est-ce pas Sylvie?

(Des fois, je triche et j’en achète… Mais faut pas le dire à maman).

Les petites olives en pot

Ça, c’est un aliment réservé aux temps des fêtes. Au souper de Noël, mon activité préférée, c’est remplir les plats à service en cristal de p’tits oignons, de p’tits cornichons et de petites olives avec des piments à l’intérieur. Celles-là, j’en mange tellement. Elles sont à cent lieux des olives farcies au citron confit que j’achète au marché, mais je ne peux résister à leur fade vert kaki, à leurs piments absents une fois sur deux et à leur goût vinaigré. Pis comme elles sont vraiment petites, c’est surement pas grave si je mange la moitié d’un pot à moi toute seule… ?

Les gaufres Eggo

Faut croire que j’ai un faible pour les emballages jaunes et rouges, mais côté surgelé, je peux pas résister aux gaufres Eggo. Le secret pour bien les réussir : ne pas trop les faire trop cuire dans le grille-pain. Comme ça, elles restent un peu molles et elles absorbent mieux le beurre et le sirop d’érable que tu mets dessus.

Les doigts à l’ail

Ça je ne les retrouve pas dans le frigo familial, mais ça fait quand même partie de la tradition. Un séjour en Gaspésie n’est pas un séjour en Gaspésie sans un arrêt au Fin Gourmet pour les doigts à l’ail (accompagné d’une petite pout’ sauce BBQ si vous avez le foie en forme). On vous a pas mal décrit le lieu en long et large ici. Pis si vous êtes curieux de goûter à ça des doigts à l’ail – parce que on a eu beau chercher, ça existe pas à Montréal – Sam et le Cuisto du plateau vous ont donné la recette ici.

La photo de couverture provient de ce site et celle du Velveeta de celui-ci.

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