pas_fin

J’essaie de penser à la morale de notre histoire. Ils vécurent heureux ou pas ?

 

On ne saura jamais. On se doute bien qu’ils vécurent séparément… et la seule conclusion que j’en tire, c’est que c’est dommage. Vraiment dommage. Ils eurent pu avoir du fun s’ils eussent essayé de s’aimer (mon Bescherelle saigne).

 

Faut croire qu’avoir la confiance aussi facile que ton bat, c’était plus un piège qu’un point en commun. C’est curieux comment malgré tout ça, j’ai encore envie de ton corps comme oreiller. Comment ta voix en stéréo camoufle les insultes. C’est étrange à quel point le désir de te faire rire domine la colère. C’est presque poétique. C’est surtout très très cave, dis-je avec ma face de bitch attitude / posh spice de secondaire un.

 

Je suis pas fâchée contre toi, je suis juste déçue.

Cette phrase-là en langage de fille blessée, ça veut dire que j’aurais envie de t’arracher la tête avec un sécateur pour te mettre du gaz plein le corps pis garrocher une allumette dedans. Tout ça, en tirant du gun sur ton mignon minois.

Mais comme ça fait pas très ladylike pis que c’est turn off avoir l’air d’une furie, j’vais faire une Middleton de moi-même en te disant d’une voix calme que je suis triste.

 

Mais je suis surtout pas fâchée, je te le jure. (C’est à ce moment précis qu’embarque « Pour que tu m’aimes encore » de Céline Dion. L’émotion, eh boy, l’ÉMOTION !)

 

J’ai de la peine, c’est tout. Tu connais peut-être pas ça toi, à voir la légèreté avec laquelle tu as plongé ton regard dans l’eau de mes yeux sans broncher. Le pire, c’est que je t’ai trouvé beau pareil dans tout l’homme qui se dégageait de tes bras croisés.

 

Ça me dépasse comment ça peut être puissant, se pâmer pour un pas fin.

 

T’as froissé mon cœur papier de soie.

T’as fait frapper mes mains douceur.

Tu m’as fait écrire des figures de style dégueulasses.

Tu m’as fait pleurer.

Tu m’as rendue plus vulnérable que je l’étais déjà.

 

Et pourtant, je te prendrais dans mes bras et je t’embrasserais, longtemps. J’aimerais te séduire pis que tu me trouves forte-fine-fun.

 

Mais il faut pas. T’avais juste à pas ambitionner sur le pain béni. T’as eu le beurre pis l’argent du beurre. Le beurrier pis la baratte avec. Tu veux quoi de plus ? UN PIED MARITON !?

 

C’est NON. C’est assez. (Les jeux de mots de cétacés ne seront pas tolérés.)

 

J’ai toujours l’impression que ce sont les gens comme toi qui s’en sortent gagnants. Tu galipotes à tout vent. Tu t’es sauvé d’une intimité compromettante. Tu es enfin libre. De mon côté, il me reste quoi à part des miettes d’amourette et mon estime ébranlée ?

 

Il me reste seulement ce maudit instinct qui me répète que je devais pas avoir si tort que ça.

Je demeure convaincue que t’es beau comme humain. Je le sais que tu rayonnes quelque part dans ton âme de bum. Juste à côté de la place de parking du char de marde que tu m’as fait mangé, mon intérêt pour toi est pas complètement mort.

Fuck, tu me plais.

 

Au final, j’ai peut-être été trop naïve, mais j’ai été capable d’amour (celui avec un tout petit a, on s’entend). J’ai aussi choisi de répondre à tes conneries par un sourire. Ça, c’est smath en ciboulot.

 

Fait que c’est moi qui gagne.

Game over, pas fin.

 


valerie_fortinÀ propos de l’auteure:
Valérie est une fille mi-coquette mi-grivoise qui s’assume moyen mais qui a des belles amies donc elle paraît plus cool. Elle voudrait avoir un pug pour l’appeler Miss Caprice, elle te trippe dessus quand tu la trouves drôle et elle possède un ukulele qu’elle a nommé Dany. Elle rêve de se faire offrir des bulles en lui disant « T’es une princesse vraiment unique, t’es la sirène des alcooliques ». Parce que Val, elle t’écoute, elle te juge pas.

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