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L’été approche et le beau temps efficace semble vouloir se pointer le nez. Ce qui signifie que nos chaînes télévisées favorites nous présenteront, pour les trois prochains mois, une programmation complaisante et moribonde qui a comme but de s’agencer avec la légèreté du pollen estival et ainsi nous inciter à aller jouer dehors.

 

Ouache.

 

Les plus faibles se plieront à l’attrait du dehors mais les vrais, les pros, eux, voudront rester devant leur écran afin de rester à l’affut des tendances et nouveautés que les artisans de la télé auront ardûment concocté pour nous.

 

À ceux-ci, je dirai : bonne fucking chance.

 

À moins de tenir absolument à savoir ce que pense tel ou telle personnalité sur la bonne longueur de short pour faire un jogging efficace ou que vous vous nourrissiez LITTÉRALEMENT d’émissions à saveur culinaire, vous vous emmerderez royalement.

 

Nous, ce qu’on veut, c’est des problèmes. On veut des grimaces; zéro sourire. Du noir et du gris, pas du rose et du vert. Le plaisir, c’est nous qui l’avons. Pas Patrice Bélanger qui ricane avec le plus jovial des chroniqueurs beiges (genre Jean-Michel Dufaux). Ta gueule Jean-Michel. On veut des larmes.

 

Dans un but de bienfaisance, je me suis donné le devoir de vous donner une parcelle de nos ténèbres télévisuelles favorites en créant une fan-fic de notre délice carcéral : Unité 9.

 

Continuons donc ici, mes amis, la lecture de mon fantasme avec mes chums de femmes de Lietteville.

 

(Pour lire ou relire la première partie.)

 

L’inconnue que je reconnais, part 2.

Cette semaine, on laisse de côté nos héroïnes favorites pour aller dans une side-story étrange qui sera peut-être scratchée lorsque Danielle, l’autrice, aura une autre idée farfelue. Allons-y!

 

Nous sommes dans la salle des visites et la sympathique Jessica est assise seule… Pas qu’elle n’est pas quelqu’un de populaire (même si… tué… son enfant… en tous cas). Elle attend son père avec qui elle s’est réconciliée dernièrement. Est-ce l’espoir d’un avenir plus doux entouré des gens qu’elle aime qui lui accroche ce sourire aux lèvres ou c’est la farce qu’elle avait fait en peignant la grosse IPL pas fine sur la fresque du mur de la bibliothèque v’là 3 saisons?

 

Un vieil homme pas très beau aux dents croches mais l’air sympa arrive dans la pièce. C’est son père : Julien Poulin (je n’sais pas c’est quoi le nom du personnage, pardonnez mon manque de professionnalisme. Je l’appellerai ‘’Papa’’ sans, toutefois, ressentir personnellement de lien paternel.)

 

Jessica se lève pour accueillir son père; nerveuse mais heureuse. Papa, pour sa part, affiche son plus beau sourire (il fait de son mieux) et ouvre ses bras pour offrir une belle accolade à sa progéniture.

 

‘’On se touche pas!’’

 

 

L’ordre de l’IPL inconnu mais membre UDA pareil est clair et laisse de froid nos deux amis.

 

 

‘’Bon… Assis-toi… papa…’’

 

‘’Ben oui, c’est ça, papa!’’

 

 

Même le personnage n’est pas certain de son nom.

 

 

‘’Alors, m’a p’tite Jessica… Comment ça se passe ici? On a du temps à rattraper. Commence du début, tiens!’’

 

 

Jessica est mal à l’aise, pour faire changement.

 

 

‘’Ok… Ben au début, ça pas été facile… Les filles me demandaient pourquoi j’étais ici mais… j’voulais pas leur répondre…’’

 

‘’C’est normal! Moi non plus j’n’aurais pas voulu dévoiler à tout le monde que j’avais tué mon bébé…’’

 

 

Le regard de l’IPL passe de passif à ‘’Crime, c’était une drôle de réplique ça!’’

 

 

‘’Mais continue!’’

 

‘’Ça été ben roff… Ben, jusqu’à ce que j’me trouve une p’tite job à la bibliothèque…’’

 

‘’Tu travailles à la bibliothèque?’’

 

 

Papa a l’air surintéressé.

 

 

‘’Ben pas tout à fait… J’ai peint une murale…’’

 

‘’Mais tu as des contacts avec la bibliothécaire?’’

 

‘’Avec Suzanne? Bah… oui…’’

 

 

Papa fouille dans ses poches et en sort un livre.

 

‘’J’ai écrit un livre sur ma vie, une autobiographie, et je voudrais que le plus de monde puisse la lire mais personne ne veut m’éditer… Penses-tu que tu pourrais convaincre la bibliothécaire de la mettre dans les rayons?’’

 

‘’Ben, j-je… Je sais pas…’’

 

 

Elle prend le livre que son père lui tend. D’un air surpris :

 

‘’Mais papa… C’est pas ta biographie ça… C’est un Archie…’’

 

 

L’IPL regarde ce qui se passe avec surprise et intérêt.

 

 

‘’Non! J’te jure que c’est moi qui l’ai écrit! Tout le monde me dit la même chose mais je vous jure que c’est vrai. Jessica!’’

 

 

Il la prend par les poignets.

 

‘’Promets-moi d’aller le porter à la bibliothèque! Il faut que les gens connaissent mon histoire!’’

 

‘’On se touche pas!!!’’

 

‘’Mais papa! Outch… C’est un Archie… Tu m’fais mal…’’

 

‘’Monsieur Papa, lâchez-la ou j’appelle la sécurité!’’

 

‘’C’est ma biographie! Les gens doivent la lire! Je ne veux pas être oublié!’’

 

‘’Code brun dans la salle des visites. Code brun!’’

 

 

L’IPL agrippe Papa par les bras mais il ne lâche pas prise.

 

 

‘’Promets-le-moi, Jessica!’’

 

 

Deux autres IPL arrivent et délivrent Jessica de l’emprise de son père et escortent ce dernier hors de la pièce. Jessica fond en larmes et laisse tomber le Archie par terre.

 

‘’Tu me l’as promis, Jessica! Ma fille!!!’’

 

‘’Non…’’

 

Jessica se fait escorter vers son unité. L’IPL qui était là au départ s’approche lentement du livre, regarde subtilement à gauche et à droite et ramasse rapidement le livre avant de le glisser dans sa veste. Elle quitte.

 

 

Le père de Jessica est-il devenu fou ou est-il vraiment Archie? Que veut faire l’IPL de ce livre? Qui est Sébastina (parce que c’est quand même ça l’important)? Restez des nôtres pour le savoir.

 


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À propos de l’auteur :
Avec son podcast, le stand up, les soirées trop bien arrosées à jouer à Diablo 2 avec sa gang de chums ou même le blog, Olivier a trop d’occasions de dire des cochonneries. Mais il résiste. Et résister, c’est d’aller dans la section ”commentaires” d’un article du Journal de Montréal et ne répliquer à personne. Je vous le dis, ça brûle. Il n’échangerait sa vie avec personne. Sauf avec Chris Powell, l’entraîneur de l’émission Maigrir ou mourir, ce qui lui permettrait de crier après des gros tout en faisant une bonne action.

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