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Nous y voici! Chose promise, chose due.

Le grand festival de la Fan-Fic d’Unité 9 est arrivé!

 

Comme je le disais, il y a deux semaines, pour mes cinq prochaines chroniques, celle-ci incluse, je vous lancerai l’épisode de mes rêves d’Unité 9 en cinq parties.

Ce scénario, en théorie, ne ferait aucun sens dans la vie carcérale de nos bonnes chums de femmes de Lietteville.

Mais, tout est possible dans ce téléroman hebdomadaire qui séduit tant de chaumières.

Je vous rappelle que la comédienne Salomé Corbo a dû cacher sa bedaine de femme enceinte avec un pad toute la saison deux sans que personne ne chiale. Même chose pour Shandy qui a soudainement changé d’interprète et Jeanne qui a pu coucher avec une ipl jouée par celle qui faisait l’assassine inefficace dans 19-2, tout ça dans la douche car on sait bien qu’il n’y a aucune surveillance dans les salles de bain d’une prison.

Il ne faudrait surtout pas brimer la vie privée de ces criminelles.

 

Je vous le dis : tout est possible!

 

Alors, allons-y! Espérons que mon imagination et mes connaissances puissent accoter celles de Danielle, l’autrice à la tête pleine et au cœur d’or.

 

L’inconnue que je reconnais, part 1.

C’est le matin à l’unité 9. Une chambre est toujours vacante dû au départ de Sœur Marie-Gisèle qui fut accompagnée par Jésus lui-même vers un endroit meilleur pour elle : le paradis.

Personne ne sut jamais le crime qu’elle avait commis pour se retrouver derrière les barreaux mais, en même temps, tout le monde s’en foutait pas mal.

Même Cameron, la petite jeune effrontée, n’a pas posé de question. Elle a seulement dit qu’elle trouvait que ça sentait moins la ‘’pepper-mint’’. Jeune sotte.

 

L’annonce fut faite qu’une nouvelle ferait son apparition à l’unité ce matin même.

 

«C’pas un peu tôt? M’semble qu’ils pourraient nous laisser le temps de souffler un peu!», lança Suzanne, toujours rongée par son angoisse maladive.

«Voyons, Su, peut-être que ça va te faire du bien de voir un nouveau visage… Espérons qu’elle n’aura pas des yeux de p’tit chien battu comme ton “Jean”», lui répondit Jeanne sur un ton moqueur mais tellement plein de leadership qu’il lui aurait valu un trophée au Gala Artis.

 

Les femmes rirent un bon coup sauf Suzanne qui alla se gosser après le sourcil dans sa chambre.

 

La porte de l’unité s’ouvrit tranquillement et tout le monde s’approcha pour voir quel genre de personnage stéréotypé allait les accompagner pour un bout jusqu’à ce qu’on s’en tanne et qu’elle soit transférée ou tout simplement oubliée dans le trou.

 

La première à entrer fut l’ipl Tessier. La mère. Pas la fille. Elle, on ne la voit jamais. Ça doit être dans son contrat.

 

«Mesdames, je vous présente votre nouvelle codétenue. Faites-lui attention; on ne voudrait pas que quelqu’un d’autre s’étouffe avec un bout de lasagne à cause d’une blague trop salée comme feu sœur… (signe de croix) Marie-Gisèle…»

On voit le regard de Cameron et on comprend que c’est elle qui a lancé cette boutade meurtrière qu’elle avait brillamment intitulée «Le fermier et le fromage suisse».

 

«Je vous présente Sébastina Dumont.»

Sébastina est une jeune brunette foncée aux épaules frêles et aux yeux ténébreux. Les femmes s’approchent pour la saluer; Marie semble troublée. Au moment où elle doit lui serrer la main, quelque chose d’étrange se produit.

 

«Bonjour», lança timidement Sébastina.

«Bon…Bonjour…», de rétorquer Marie.

 

Au contact de leurs mains, Marie tombe dans une transe violente.

On se retrouve maintenant dans un flash-back d’épouvante où Marie revoit des images de son démoniaque père, de ses enfants, Léa et Sébastien, en train de mourir, de Patrice L’Écuyer qui lui dit «je t’aime» et encore de ses enfants qui meurent en finissant sur un close-up de son fils, Sébastien, qui crie «Maman!!!»

 

Marie sort de son coma éveillé et regarde sévèrement, mais avec un soupçon d’effroi, Sébastina qui ne comprend rien. Comme le reste de l’unité, d’ailleurs.

 

«Comment m’as-tu appelée?»

«Quoi?»

«Comment m’as-tu appelée!?!»

«J’comprends pas…»

«M’as-tu appelée… Maman?»

 

Les femmes sont surprises de cette question… Parce que ç’a pas full rapport.

«N-non…», lui répond Sébastina.

 

Marie se replie sur elle-même et se sauve dans sa chambre. Suzanne sort d’un bond de la sienne et va rejoindre l’héroïne de la série.

«Voy-voyons Marie… Qu’est-ce qui se passe? Elle a l’air gentille… Est-ce… que tu la connais de quelque part ou…»

 

Marie attrape les mains de Suzanne et la regarde droit dans les yeux, ce qui la rend bien mal à l’aise. Le contraire aurait été surprenant.

«Suzanne, promets-moi de ne pas me traiter de folle…»

Elle jette un regard vers la porte où toutes les autres les regardent par la fenêtre.

«Je pense que… Sébastina… C’est mon fils Sébastien réincarné…!»

 

Gros silence froid.

 

«Dis-moi que tu me trouves pas folle!», dit-elle avec sa voix aiguë qui gosse habituelle.

«Non… No-non Marie… Mais lâche-moi, tu me fais mal…»

 

Marie lâche son otage qui s’empresse de sortir de la chambre et Jeanne l’agrippe au passage pour l’amener à part.

«Su, qu’est-ce qui se passe?»

«Rien… Je… J…»

Elle se gosse solide après le sourcil.

«Su!»

«Ma-Marie pense que Sébastina, c’est son fils.»

Elle quitte pour sa chambre.

Jeanne est surprise mais garde un poker-face digne de mention honorifique et regarde Sébastina qui est toujours sous le choc de l’effet de son arrivée.

 

Sébastina est-elle le fils réincarné de Marie? C’est ce que l’on pourrait apprendre dans : L’inconnue que je reconnais, part.2

 


olivier_1

À propos de l’auteur :
Avec son podcast, le stand up, les soirées trop bien arrosées à jouer à Diablo 2 avec sa gang de chums ou même le blog, Olivier a trop d’occasions de dire des cochonneries. Mais il résiste. Et résister, c’est d’aller dans la section ”commentaires” d’un article du Journal de Montréal et ne répliquer à personne. Je vous le dis, ça brûle. Il n’échangerait sa vie avec personne. Sauf avec Chris Powell, l’entraîneur de l’émission Maigrir ou mourir, ce qui lui permettrait de crier après des gros tout en faisant une bonne action.

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