Les Populaires c’est un blogue de variétés, de découvertes, d’humeurs et de chiâlage lancé par Stéphanie Boulay, Samuel Cyr et Stéphanie Perron. C’est comme à l’école; on a un agenda, une cafétéria, des récréations, du monde qui ont des A+, des retenues pis des kicks. Pis y’a les populaires. Pis c’est nous.

Posts by Samuel:

    31 choses que j’aime des chats

    May 20th, 2013

    Je suis obsédé par les chats. Tu le sais. J’aime les chats de base. Les chats simples. Les chats tigrés. J’aime moins les chats fancy. Genre ceux trop minces avec le poil trop court pis la queue trop longue. Genre les chats que Cléopatre devait avoir dans sa pyramide. J’les aime pas vraiment ceux-là. J’aime mieux les chats qui sont casual.

    J’aime observer les chats. J’aime quand les chats miaulent. J’aime quand les chats ronronnent. J’aime quand les chats dorment.

    01) J’aime quand les chats ouvrent leurs yeux après avoir dormi.

    02) J’aime quand les chats bâillent. Mais il faut qu’ils aient bonne haleine.

    03) J’aime quand les chats mangent pis qu’on entend juste le bruit des croquettes qui bougent dans le bol.

    04) J’aime quand les chats font leurs griffes sur un morceau de bois.

    05) J’aime quand les chats sursautent.

    06) J’aime quand je touche un chat pis que ça le surprend pis qu’il fait un bruit spécial de surprise.

    07) J’adore quand les chats ont peur de quelque chose et réagissent en faisant des mouvements avec leurs corps qui sont 100% inexplicables.

    08) J’aime quand les chats couinent de désir en voyant un oiseau par la fenêtre. Ils sont ben ben concentrés dans c’temps-là. (Voir #06.)

    09) J’aime quand j’entends des chats se battre dans la ruelle pis que ça fait le même son qu’un sound effect dans un film.

    10) Je sais pas si j’aime ça quand les chats crachent. Je suis indécis.

    11) J’aime quand les chats sont dans leurs cages avec leurs maîtres pis qu’ils disent rien.

    12) J’aime quand les chats sont terrorisés en voiture pis que leurs oreilles sont basses.

    13) J’aime quand les chattes roucoulent.

    14) J’aime quand les chats sont couchés dans des couvertures et/ou des choses douces.

    15) J’aime quand les chats ont l’air de juger les gens.

    16) J’aime pas ça tant que ça quand les chats se lavent. Le bruit m’écoeure un peu.

    17) J’aime quand les chats marchent lentement de façon féline comme des guépards.

    18) J’aime quand les chats marchent lentement mais juste normalement aussi. Genre décontracté/whatever/je marche.

    19) J’aime quand les chats courent d’un bon pas.

    20) J’aime quand les chats courent vraiment fucking vite dans la maison. Genre quand ils sont vraiment excités ou effrayés. Quand ils dérapent sur le plancher dans les croches.

    21) J’aime le son des griffes d’un chat qui spinne sur du plancher flottant.

    22) J’aime quand les chats ont tellement couru qu’ils sont essoufflés pis qu’ils sortent la langue. Ça, c’est spécial. C’est rare.

    23) J’aime quand les chats montent les escaliers.

    24) J’aime quand les chats sautent sur des meubles vraiment hauts sans faire de bruit. C’est impressionnant.

    25) À la limite, j’aime ça quand les chats crissent des choses à terre. Préférablement pas mes choses. Pas chez nous.

    26) J’aime bien Lil Bub. Même si au début j’étais pas sûr parce qu’elle fait des bruits vraiment fucked up.

    27) J’aime quand les chats battent fort de la queue parce qu’ils sont fâchés. Ça m’donne le goût d’les écoeurer.

    28) J’aime quand les chats sont tellement overwhelmés par nos caresses qu’ils se sauvent. Pis là ils s’arrêtent un peu plus loin pis y te regardent en voulant dire « Estie là… ».

    29) J’aime provoquer les chats.

    30) J’aime quand les chats veulent me griffer. Ça me fait rire.

    31) J’aime quand les chats se couchent sur mon dos. Ça fait un poids. C’est ben apaisant.

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    Photo de ma chatte La Duchesse par ma mère.

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    Les choses que j’ai apprises ces 10 dernières années

    May 16th, 2013

    La semaine passée je faisais cuire d’la viande hachée pour mettre dans mes tacos pis je chialais parce que y’avait encore trop d’eau dedans. J’aime pas ça quand mes tacos sont trop juteux. Mon coloc, le Cuisto du Plateau, y connaît ça lui. Y m’a appris que je pouvais monter le feu pour que l’eau s’évapore. J’suis tombé su’l cul. J’lui ai dit : « Hein?? Ça marche-tu pour vrai?? » (Bon, j’suis conscient que j’ai sûrement l’air du pire innocent à vos yeux, gens ayant déjà passé plus de 5 minutes d’affilée dans une cuisine, mais moi je l’savais pas, OK?) Pis après ça j’lui ai dit : « Cuisto du Plateau, je crois que cette information vient sérieusement de se qualifier pour devenir LA information qui va marquer mon année 2013. »

    C’parce que dans ma vie, j’ai appris une chose par année. Ben t’sais, j’ai appris plusieurs affaires là là, mais j’ai tendance à retenir une chose en particulier par année. C’est toujours un peu comme un concours dans ma tête. Y peut juste y’avoir un gagnant. Les informations se battent pour avoir la première place. C’t’un big deal pour elles.

    Bref. Voici les informations gagnantes des dernières années :

    2004 – Les écoliers vont au primaire, les élèves au secondaire et les étudiants au cégep et à l’université. Ouais. C’est notre prof de français qui nous avait dit ça au secondaire. Mais ‘a passait beaucoup de temps sur mIRC pendant les cours c’fait que j’pas sûr à 100% que la règle est exacte… En tout cas. Faites-en c’que vous voulez.

    2005 – On dit pas un pamphlet, on dit un dépliant. Un pamphlet c’est un court écrit satirique, OK? C’fait qu’arrête de dire ça tabarnak. C’est sûr que tu parles jamais de courts écrits satiriques.

    2006 – Y faut dire que les candidats sont « en lice » et non « en liste ». Ça, tout le monde sait ça maintenant, hein? Sinon t’es vraiment niaiseux. Genre que tu dois encore dire une « tête » d’oreiller. Pff.

    2007 – On peut pas dire « au niveau » si y’a pas de niveaux. Ex: « Qu’est-ce qui se passe au niveau d’la météo Colette? » Non non non. C’est pas bon ça. R’garde, c’est expliqué ici.

    2008 – L’ancien logo de L’antichambre, c’est un fauteuil, et non une genre de version arrondie de la forme de l’état du Texas. Ouain. 2008 c’était pas une grosse année d’apprentissage pour moi.

    2009 – Quand tu remplis un formulaire sur internet, tu peux peser sur la touche tab pour passer de case en case. NON je savais pas ça avant 2009. Eille… J’suis pas un pirate informatique moi.

    2010 – Positivité vs. positivisme. Quand tu veux dire que quelqu’un est positif, qu’il voit les choses du bon côté, il faut dire qu’il fait preuve de positivité. Le positivisme, ça, c’est le système d’Auguste Comte qui considère que toutes les activités philosophiques et scientifiques ne doivent s’effectuer que dans le seul cadre de l’analyse des faits réels vérifiés par l’expérience et que l’esprit humain peut formuler les lois et les rapports qui s’établissent entre les phénomènes et ne peut aller au-delà. Tenez-vous-le pour dit.

    2011 – Il faut manger 5 ou 6 petits repas par jour sinon notre corps emmagasine les graisses. C’est ça que la nutritionniste m’a dit. Estie. J’en r’venais pas. Dire que pendant toutes ces années on croyait qu’y fallait pas manger entre les repas… Toutes ces belles collations dont je me suis privé…

    2012 – Une « préposée aux bénéficiaires », ça veut dire une infirmière. Bon OK, c’est pas exactement la même affaire, mais j’imagine que pour monsieur-madame tout le monde, ça représente un peu la même chose. L’important, c’est que j’ai appris que ça se retrouvait dans le domaine de la santé. Avant, quand je me heurtais à ce terme-là, j’trouvais que ça avait l’air tellement compliqué que je le lisais même pas au complet. J’assumais que ça devait être une job genre à la bourse ou en comptabilité…

    Maintenant, à chaque fois que j’pogne quelqu’un à faire une erreur relative aux choses que j’ai apprises, je le reprends farouchement en me roulant les yeux au ciel comme si j’avais toujours su ça. C’est comme ça que ça marche l’hypocrisie.

    Ah oui pis aussi, à ce qu’y paraît, maintenant Nguyen, ça se prononce pus « Enneguyenne », mais bien
    « Nuyenne ». Franchement… On aura tout vu.

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    Photo par Hey Paul Studios sur Flickr.

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    Mon bambou pis ma chatte

    May 8th, 2013

    J’pense que mon bambou est en train de mourir. J’suis vraiment pas bon avec les plantes. Mais ça c’est ma plante qui m’a duré le plus longtemps. Y’a sept ans c’te bambou-là. C’est quand même pas pire. Mes violettes africaines m’ont duré juste trois ans elles. Pis la grosse plante de sous-sol pas tuable qui ressemble à un palmier avec des feuilles qui coupent comme des rasoirs ; cinq ans.

    À chaque fois que j’arrose une plante je sais jamais quand arrêter. Comment on fait pour savoir? Moi ça finit toujours par couler par le bas du pot pis j’inonde toute. C’parce que j’veux être sûr que ma plante ait assez d’eau t’sais.

    Le bambou on me l’avait acheté chez Zellers à Ste-Foy en 2006 quand j’avais emménagé dans mon premier appartement. C’était un peu pour me consoler parce qu’on avait peinturé ma nouvelle chambre avec une couleur vraiment laide. C’était genre… peau. Je sais pas pourquoi j’avais choisi cette couleur-là. En tout cas c’était crissement laitte.

    (Fun fact : À la radio j’me rappelle que la toune qui passait en heavy rotation dans c’temps-là c’était Snakes on a Plane de Cobra Starship. Tu t’en rappelles-tu?)

    Pendant sa première semaine d’existence, ce bambou-là s’est fait crisser en bas d’mon étagère une couple de fois par ma première chatte, feu La Duchesse. Là je parle de ma première première chatonne qu’on avait achetée à l’animalerie pour me consoler du fait que j’allais pus habiter avec ma famille. Mais à l’était morte d’un virus 3 jours plus tard.

    Ma soeur m’avait offert une nouvelle chatte après ça pour me consoler qu’ma première chatte était morte. Je l’avais appelée La Duchesse aussi. Je l’sais qu’c’est pas respectueux pour la morte mais là j’étais en sacrament ; j’y avais pensé longtemps pour trouver c’te nom-là, « La Duchesse ». Ça m’faisait un peu chier qu’ça ait duré juste trois jours. En tout cas, bref, La Duchesse #2 est toujours en vie celle-là. Elle aussi à crissait mon bambou à terre. Ça répandait toutes les p’tites roches sur le plancher pis y fallait que j’les remette une par une dans le pot.

    L’année suivante j’ai déménagé avec des nouveaux colocs, dont un qui était allergique aux chats. La Duchesse et moi avons dû nous séparer. Elle est partie vivre en Gaspésie avec mes parents.

    Avoir su, je l’aurais baptisée Beyoncé ou Lil’ Kim juste pour voir comment y se seraient débrouillés avec ça.

    En tout cas. Là cette année je déménage encore pis je vais habiter seul. La Duchesse va enfin pouvoir revenir avec moi. On va être réunis. Six ans plus tard. On va être tellement heureux. On va regarder des films pis manger des biscuits ensemble. On va s’aimer. Pis y’aura pus le maudit bambou pour qu’à le crisse à terre.

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    La photo est tirée de mon iPod. La qualité est à chier. Désolé.

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    Jean Coutu et moi

    April 30th, 2013

    L’autre fois chez Jean Coutu j’ai tellement acheté de bonbons pis de cochonneries que la caissière m’a dit
    « Bon appétit! » quand j’suis parti. J’te gage ma carte Air Miles que c’est jamais arrivé à personne d’autre icitte.

    C’parce que l’Jean Coutu c’est comme mon magasin préféré. J’suis tout l’temps là. J’aime ça consommer là. J’en ai un au coin d’la rue à côté d’chez moi pis sa présence me réconforte. Y’est beau y’est grand y sent bon. Y’a des beaux condos empilés au d’sus. Si j’pouvais un jour habiter au d’sus du Jean Coutu sérieux là… J’dormirais tellement bien.

    J’ai presque déjà tout acheté chez Jean Coutu. Du shampoing, du savon, des rasoirs, des pilules, des batteries, des écouteurs, des CD vierges, des cartes de fête, des rouleaux qui collent pour enlever les boubous, d’la colle en bâton pour faire mon bricolage, des parapluies, des ponchos, des serviettes, d’la teinture pour mes souliers, des t-shirts en coton, des jouets pour enfants, une photo d’passeport, une balance, toutes ces affaires-là. Pis là on parle même pas de quand c’est la St-Valentin, Pâques, Noël ou l’Halloween. Oh my god l’Halloween chez Jean Coutu… J’en ai des frissons. L’automne passé à l’Halloween j’ai enfin eu la chance d’aller me choisir un fond d’teint dans la section maquillage. J’avais jamais rien acheté dans cette section-là. La madame maquillage avait trouvé la teinte de mon visage du premier coup. Vraiment nice. C’parce que j’voulais m’faire un beau maquillage de zombie professionnel comme qu’y montrent sur Youtube. Finalement ça m’avait couté 75$ de maquillage pis j’avais l’air de d’la marde.

    Anyway. C’que j’préfère par-dessus tout chez Jean Coutu, c’est m’alimenter. Mettons qu’tu m’disais « Aww fuck Sam, toutes les épiceries pis les commerces ont explosé sauf le Jean Coutu, on va être obligé de souper là à soir », je couinerais de bonheur comme un petit raton-chat.

    Je sais même pas par où commencer. Les gâteaux Vachon, les biscuits Leclerc, les craquelins aux graines de sésame, les amandes enrobées de chocolat, le Kraft Dinner. Mais surtout, c’est la seule place que j’connais autour de chez nous où j’peux trouver d’la sauce tomate Heinz pour mettre dans mon macaroni. Juste 89 cennes la canne. C’est mille fois mieux que la Campbell’s ou la Aylmer qui sont genre 1,29$ pis qui goûtent le mal de tête. La Heinz, elle, est parfaitement sucrée salée. J’te dis. Tu trouveras pas ce goût-là ailleurs. Pis à part de ça sérieux, gros gros shout out aux produits maison ; les chips pis les arachides salées PJC c’est d’la fucking bombe. C’est juste 99 cennes pour un sac de chips ou un sac de pinottes. Pis des fois c’est même en spécial : 4 sacs de chips pour 3 piasses, ou 3 sacs de pinottes pour 2 piasses. T’en as pour ton argent là.

    Vous devez vous dire que j’suis un peu trop enthousiasmé, mais j’exagère à peine. Je suis en amour avec Jean Coutu.

    En plus, maintenant Jean Coutu me suit sur Twitter. Il m’a retrouvé tout seul. J’étais vraiment charmé. Je lui ai envoyé un petit mot gentil pour le remercier. Il m’a envoyé un clin d’oeil en retour. Pis là, après ça, Uniprix est arrivé dans l’décor pour avoir sa part de love lui aussi. Mais j’lui ai dit que mon coeur appartenait à Jean.
    Jean a trouvé ça cute pis y m’a retweeté.

    J’espère que la prochaine étape dans notre relation c’est les p’tits cadeaux d’amour. Comme par exemple un char skinné avec une mosaïque PJC. J’pourrais m’promener là-d’dans sur toutes les rues d’la ville en distribuant des sourires. Quelle belle vie ce serait…

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    La good life est terminée: cette année je paye des impôts

    April 22nd, 2013

    On est dans l’temps des affaires d’impôts là, hum? Ben j’vous annonce que moi c’est déjà toute faite. Pis j’ai appris que pour la première fois d’ma vie, y va falloir que j’en paye au lieu d’en retirer. J’en r’viens pas. J’pense que j’savais même pas qu’ça s’pouvait…

    Ben… j’avais déjà entendu parler de pauvres personnes bad luckées qui devaient en payer, mais j’me disais qu’ça pouvait pas m’arriver. Qu’ça pouvait juste arriver genre au monde vraiment dans l’trou avec pas d’job pis qui empruntent du cash tout l’temps. Mais dans l’fond j’connais pas ça pantoute. Je sais même pas si ça fait du sens c’que j’dis.

    Pour ces affaires-là d’argent pis de banque pis de REER, c’est comme si j’avais un âge mental de 11 ans. J’suis juste clueless as fuck, OK? Si vous voulez arnaquer quelqu’un, v’nez m’voir. Ça va être bébé fafa.

    Bref. Je disais : c’est la première fois d’ma vie que j’ai à payer des impôts.

    Avant j’recevais full de cash. Genre, des milliers de dollars là… Des MILLIERS.

    Le mois d’avril pour moi c’était synonyme de bonheur. De plénitude. De renflouage de compte en banque. De payage de carte de crédit au complet. De second souffle. C’était comme passer GO. C’était comme si j’étais un phoenix qui renaissait de ses cendres.

    Pendant une semaine c’était comme si j’étais riche. J’allais sur les terrasses avec des lunettes soleil pis je laissais full de tip. J’revenais chez nous en TAXI pis je prenais un bain moussant en buvant du champagne.

    Avec mon retour d’impôt, j’aurais pu me payer des draps égyptiens. Ou un chat du Bengale. Ou un divan en cuir italien. Ou une chaloupe en aluminium. Ou une Hyundai 2003. Ou une petite motocross.

    Là cette année j’avais planifié aller en Inde. « Oui oui! J’achèterai mes billets quand j’aurai mon retour d’impôt!» Estie d’estie. On oublie ça. Maintenant, j’peux juste me payer une semaine en Gaspésie chez mes parents.

    En tout cas.

    À ce qu’y paraît, avant je retirais de l’impôt à cause de mes papiers d’école. Pis là ben j’vas pus à l’école. Ça fait que c’est ça. C’est la fin. Je suis prêt à déclarer faillite.

    C’est le pire jour de ma vie.

    Le comptable de mes parents m’a envoyé des documents à signer. Je comprenais rien de c’qui était écrit. J’étais stressé. J’ai raté ma signature. J’ai skippé le « e » dans mon nom. « Samul ». Quatre fois d’suite. C’était l’enfer.

    By the way j’ai aucune idée (aucune comme dans aucune) si le comptable en question est « bon ». Comment on fait pour savoir? Peut-être que y’est pas bon pantoute. Peut-être que y’a oublié des chiffres en que’que part pis que dans le fond je devrais avoir un retour de 5000 dollars. Peut-être que c’est un escroc. Un bandit. Peut-être qu’il m’a volé mon argent. Mes sous! Je suis impuissant. La vie est une torture pour les ignares comme moi.

    On dit aussi que c’est la faute de Stephen Harper. C’est lui qui m’a enlevé mon argent. C’est peut-être ben ça.

    Est-ce que ça existe un cours pour comprendre les impôts? Ou peut-être juste un atelier d’un soir? Quelque chose de friendly. Un 5 à 7 réseautage?

    Anyway. La morale de cette histoire : kids, stay in school, parce que vous allez retirer des milliers de dollars aux impôts.

    La photo est tirée de la page Flickr de kenteegardin.

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    J’aimerais ça être un chat, mais j’pense que j’suis un raton laveur

    April 9th, 2013

    L’autre fois mon amie Katou m’a fait le reproche suivant : « Tu dors pas en boule ç’fait que t’es pas un vrai chat ! »

    C’est vrai Katou, t’as raison. Je dors majoritairement sur le ventre, et parfois sur le côté. (Jamais sur le dos. Ark.) Donc je ne suis pas totalement un chat. Fuck. C’est plate parce que j’aime vraiment ça les chats pis j’pensais que j’en étais un. Mais là, dormir en boule c’est un peu extrême. Est-ce que quelqu’un fait ça réellement ? À toutes les nuits ?

    En tout cas. Toi c’est quoi ton animal ?

    T’sais on a tous un animal, right ? Un genre de totem ? Comme dans Animorphs là… Mettons… c’est sûr que t’as une amie avec des beaux grands yeux innocents ; le faon. Le gars bruyant un peu gauche qui brise tout l’temps des affaires sans faire exprès ; le cheval. La bitch qui parle dans l’dos du monde ; la vipère. Le paresseux ; le paresseux.

    Au début moi j’trouvais que j’me qualifiais quand même pas pire pour être un chat :

    • Je suis propre;
    • Je suis calme pis je fais pas de bruit;
    • J’aime full ça boire du lait;
    • J’aime ça dormir, vedger, me prélasser, rien faire;
    • J’aime pas ça me baigner;
    • J’aime ça juger les gens dans mon coin.

    Mais par contre :

    • J’suis pas particulièrement agile;
    • J’ai une mauvaise vue;
    • J’ai pas une taille fine;
    • J’aime pas le poisson;
    • Je dors pas en boule.

    Il me faut donc un nouvel animal.

    Au début j’avais pensé à un ours ou un blaireau, mais j’ai fouillé un peu sur Google pis j’pense que les caractéristiques et le mode de vie du raton laveur me conviennent mieux :

    • Je suis solitaire et nocturne;
    • Je suis dodu;
    • J’aime ça me nourrir de cochonneries;
    • Je peux transmettre ma rage;
    • Je suis doté d’une intelligence renversante;
    • J’ai un air de petit brigand espiègle.

    Voilà. J’ai trouvé mon animal. C’est décidé pour la vie.

    J’suis content de ce choix-là. J’ai toujours su dans le fond que les ratons étaient mes frères.

    L’autre soir j’ai été prendre une marche (j’étais motivé, j’voulais faire de l’exercice), pis j’ai vu un raton blessé qui se cachait en dessous d’une voiture. J’ai vraiment été attendri. Touché. J’avais le goût de miauler pépier des petits cris de raton pour le rassurer. Mais quand j’me suis approché y s’est sauvé en boitant avec un morceau de beigne dans la gueule. Pareil comme j’aurais fait à la sortie des bars avec mes Timbits.

    Aussi une fois j’en ai vu un rôder dans le restaurant à l’hôtel où j’étais au Mexique. C’était ben ben cute jusqu’au moment où les serveurs l’ont renvoyé s’coucher dans sa tanière à coups d’balais.

    D’ailleurs, ça dort comment un raton laveur ? Pas en boule toujours ?

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    P.S. Tu peux te commander un os de pénis de raton laveur sur ce site-là. C’est genre un top selling item. Va savoir.

    La photo est tirée de la page Flickr de Harlequeen.

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    J’haïs ça m’faire prendre en photo, OK?

    April 2nd, 2013

    J’ai un problème avec ça dans ‘vie. Me faire prendre en photo. J’haïs ça. Toi aussi t’haïs ça hein? (Si t’aimes ça t’faire prendre en photo sérieux sacre ton camp d’icitte tu nous fait chier; super!)

    Pour que ce soit clair; je parle ici principalement des photos de famille improvisées. Genre au restaurant avec tout l’monde autour d’la table, ou ben à ma fête en montrant mon cadeau pour que ma mère immortalise le moment à jamais.

    Quand vient le temps de prendre ce genre de photo-là, dépendant des jours, j’ai remarqué que je vais adopter l’une des 5 attitudes suivantes:

    1) Chialer, haïr ça, me chicaner avec ma famille.
    Ça c’est ma réaction de base. Habituellement quand quelqu’un propose qu’on prenne une photo ça m’met en maudit parce que j’me dis: « Nooooon! Tu gâches toute! On avait du fun là. Ughhhhh… » Pis là j’essaye de dissuader le photographe dérangeant en lui rappelant qu’il faut ~vivre~ le moment présent au lieu d’essayer de l’encapsuler pour toujours dans un jpeg. J’trouve ça un peu quétaine comme argument pis dans l’fond j’m’en sacre pas mal de vivre le moment ou pas. Mais des fois ma stratégie fonctionne pis la personne finit par se sentir cheap pis ça détourne l’attention du fait que j’collabore pas au loveliness de ladite photo.

    2) Abandonner, ne pas porter attention à la photo.
    Après plusieurs photos, je deviens un peu amorphe. J’arrête de me battre. Je m’éteins, comme quelqu’un enfermé dans un asile après un bout. J’fais comme si personne avait dit qu’on prenait une photo. J’me déplace pas. J’laisse les autres se regrouper autour de moi. J’change pas mon expression faciale. J’regarde pas vraiment la caméra. J’essaye de me concentrer à juste « être ». C’est une tactique qui fonctionne bien dans les photos de groupe. Faut pas que tu te fasses pogner par exemple. Sinon tu vas te faire confronter. « Eilleee souris Sam! »

    3) Sourire de façon forcée, faire comme si…
    Ça c’est quand la frustration revient. « Vous voulez que j’sourisse sur vos maudites photos? Ben tiens ostie! » Pis là je fais un sourire caricatural de personne heureuse au choix. Mais souvent c’est difficile de s’en sortir juste comme ça parce qu’on va EXIGER que je fasse un sourire sincère. « Mais souris pour vrai là! Fais pas d’niaiseries! » Pis ça devient vraiment difficile à gérer. J’ai comme aucune issue. Je sais pas comment faire pour être charmant sur commande. Si j’essaye j’vas avoir l’air méga fake pis j’vas m’en vouloir pour toujours.

    4) Me faire accroire que c’est vraiment pas un big deal dans l’fond…
    Ça c’est quand j’me sens bien. Quand j’ai réussi un bon coup cette journée-là. Ou quand j’ai un verre dans l’nez. Au moment de prendre la photo j’me dis: « C’est juste une question de perception Sam, relaxe, tout l’monde s’en fout. Tout l’monde te trouve ben correct quand y regardent une photo de toi. » Pis là j’me convaincs que ouais bof on s’en fout c’est vrai okay prenez-la votre photo qu’on en finisse. *Clic* « Regarde comme t’es beau! » FUCK estie. Pourquoi j’fais dur de même? C’est-tu vraiment de ça que j’ai l’air dans ‘vie? Pis là, rechute, c’est le retour à la phase 1, 2 ou 3.

    5) Être bien dans sa peau, ne pas s’en soucier.
    Y’a des jours où je réalise que la beauté est un concept tellement subjectif! Pis là j’me sens bien dans ma peau pis j’ai l’goût d’prendre plein d’photos! (C’t’une joke. Ça m’est jamais arrivé.)

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    La photo est tirée de la page Flickr de quinn.anya.

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    Moi versus le gars du service à la clientèle Telus

    March 25th, 2013

    Ugh. J’t’en criss.

    C’parce que là ça fait genre 75 jours que j’suis supposé avoir fait mon lavage. J’me sens exponentiellement sale. J’suis passé à travers mes 45 paires de bas. Même ceux d’Halloween pis de Noël. Je repousse les limites du possible, OK? Pis ça m’énarve. J’ai pas eu l’temps d’aller au lavothon à soir encore parce que j’me suis endormi en arrivant d’la job.

    Aussi y fallait que j’aille au gym parce que la dernière fois que j’y ai été c’était sûrement en 2012. Mais là j’étais pas dans le bon mood à cause que j’savais que de toute façon ma soirée serait un échec parce que mon lavage serait pas fait. Pis anyway mon kit de gym est fucking SALE.

    Ça fait que j’me sens gros pis sale pis poche. Tu comprends-tu?

    Une autre affaire qui fait pas mon affaire c’est qu’y faut que ma facture de Telus soit payée pour demain. J’vas faire ça au moins. Ça m’enrage de payer aussi cher pour un téléphone mais ça’a l’avantage d’être vite fait pis après ça j’vas m’sentir plus accompli. Mais y’a d’quoi qui me gosse; j’ai un 20$ de surplus pour « utilisation de données » sur ma facture. J’sais pas trop c’est quoi qu’ça veut dire. Crisse de marde. Normalement j’le payerais sans rien dire parce que j’ai juste pas l’goût de faire l’effort d’appeler au service à ’clientèle. C’est toujours long pis je réussis jamais à avoir c’que j’veux. J’suis pas un bon barganneur. Ça me gêne faire des menaces pis d’mander des rabais. J’aime mieux payer pour pas prendre la chance de m’faire dire non pis avoir l’air niaiseux. Payer pour éviter le stress pis la confrontation.

    Mais à soir on dirait que j’veux pas l’payer. Ça fait que j’décide d’appeler. « J’vas m’essayer » que j’me dis.

    Comme de fait, c’est vraiment long. C’pas grave, j’fais l’ménage de ma garde-robe pleine de linge sale en même temps. J’me crinque un peu. Je regarde le désastre dans ma chambre pis j’me dis: « Esti là… check toute ton linge sale de marde qui te fait chier, t’es en criss là, c’est pas vrai qu’y vont t’faire payer c’te 20$-là… ».

    Au bout de 20 minutes y’a un gars qui me répond. « Bonjour, mon nom est David, comment puis-je vous aider ce soir? » Ark. Y parle comme un animateur de CKOI qui veut hyper un beach party. Y met de l’intonation partout. Je l’haïs. Y comprend pas qu’y devrait juste parler normalement. Ça serait moins d’trouble pour lui, pis tout le monde aurait moins l’goût d’le fesser dans ‘yeule.

    Moi aussi j’étais une vraie marde dans cette conversation-là. J’avais pas réussi à m’crinquer pentoute. J’parlais comme une personne qui sait qu’à l’aura pas c’qu’à veut. Comme un enfant qui demande: « Mamaaan, j’sais qu’tu voudras pas là, mais j’peux tu avoir un Nintendo 64…? ». J’devais vraiment avoir l’air découragé.

    Bref, j’lui demande c’est quoi le 20$ pour « utilisation de données » qu’on m’a chargé. Y me répond que c’parce que j’ai trop été sur internet avec mon cell. Pis y me dit quelque chose dans le genre: « Nous chez Telus, au lieu de charger un surplus à la cenne, on fonctionne par tranche de 20$. Comme ça si vous dépassez la limite de 1 à 2 gig, vous tombez dans la première tranche de 20$. »

    En tout cas j’ai pas full compris son histoire. Mais d’la façon qu’y disait ça, c’est comme si c’était ben mieux pour moi d’même. Avec sa voix d’marde qui m’énarve. Si y’existait un mot plus fancy pour dire « cenne », y l’aurait utilisé, c’est sûr. J’avais envie d’essayer d’le faire sortir de son personnage pis d’lui demander dans quel monde d’innocents c’te façon de fonctionner-là serait plus avantageuse pour moi. Mais j’ai pas osé. J’étais trop faible. Mon linge sale avait eu raison de moi. Comme ma kryptonite.

    Ça fait que j’ai raccroché pis j’me suis dit: « Ah pis fuck it. C’pas grave. J’vas payer pour c’te fois-ci. »

    Asteure, qu’on m’apporte les chips et les biscuits.

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    La photo est tirée de la page Flickr de Willy D.

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